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jeun intermittent

Jeun intermittent

Le jeun intermittent est une pratique visant à ne pas consommer de calories en arrêtant simplement de manger sur une certaine période. Il est cependant possible de s’hydrater par des boissons telles que l’eau, le thé ou le café.

Plusieurs protocoles de jeun existent, allant de l’occasionnel à l’extrême.

Je ne parlerais pas ici des jeun prolongés (allant jusqu’à une trentaine de jours sans manger), qui sont à mon sens extrême et réservés à des cas très particulier. Cela est un peu l’équivalent des régimes ultra strictes réalisables seulement sur une période donnée très courte. Ça fonctionne plus ou moins, mais le retour à la normal fait ressurgir les problèmes.

Pourquoi le jeun fonctionne?

On le sait, la restriction calorique à de nombreux bénéfices sur la santé. D’une part en privant le corps suffisamment pour mobiliser ses ressources et s’adapter, d’une autre par les changements hormonaux qu’il apporte.

Le jeun est une forme de restriction calorique, juste plus puissante. Un peu comme des intervalles à haute intensité dans le cas d’une séance cardio. Au lieu d’un effort contant, on y va un bon coup!

L’avantage du jeun comparé à une restriction calorique classique est qu’il ne fait pas ralentir le corps. Dans le cas d’une privation constante de calories, le corps va peu à peu ralentir ses fonctions vitales (son métabolisme de base).

Pour s’adapter au manque, il consomme moins. C’est un processus de survie comme un autre, qui mène à un état de fatigue général, on a moins envie de faire du sport, de faire des efforts etc.

Le jeun a beau priver le corps de calories (il est difficile de manger autant de calories par jour en 1 repas qu’en 3!) il ne mène pas à cette fatigue.

De plus, lors d’une journée de jeun, aucune insuline n’est sécrétée. En excès, cette hormone est liée au développement du diabète de type 2, à l’obésité ou au cancer. À l’inverse, du glucagon responsable du destockage du gras corporel atteint des pics.

Comment utiliser le jeun?

Durée de jeun

Voici les durées que nous aimons utiliser:

  • Le 16/8: 16 heures de jeun pour une fenêtre de 8 heures pour manger. Exemple: je mange entre 12 et 20h, de 20h à 12h je ne mange pas.
  • 24 heures de jeun: un repas par jour. Ce type de jeun est rarement quotidien.
    Exemple: je mange mon dîner du lundi soir, je remange le lendemain soir puis mon alimentation reprend son cours sur le reste de la semaine.
  • 36 heures de jeun: C’est exactement le même fonctionnement que pour 24 heures, mais il faudra encore attendre un ou deux repas de plus!

Fréquence de jeun

La fréquence dépendra en partie de la durée utilisée.

Le jeun 16/8 peut être utilisé quotidiennement sans trop de difficulté et sans avoir besoin de préparation ou suivi particulier. Cette durée revient à sauter le petit déjeuner et dîner tôt, ce que font de nombreuses personnes sans même s’en rendre compte!

Les jeun de 24 ou 36 heures seront quant à eux plus occasionnels. Un à deux jours dans la semaine sera déjà très intéressant. Il est possible de jeûner longtemps plus fréquemment dans des cas de pathologie avancée. Un diabétique de type 2 insulino-dépendant pourra profiter de plusieurs fois 24h dans la semaine pour renverser la maladie plus rapidement.

Comment choisir?

  • Niveau de santé
  • Motivation
  • Phase de traitement

Il faut avant tout préférer la solution la plus réaliste. Rien ne sert de jeûner 36h, 3 fois par semaine pour tenir 15 jours avant de craquer. Nous aimons y aller progressivement selon la motivation de la personne et ses habitudes actuelles. Lorsque cela est possible, nous proposons le jeun de façon progressive.

En cas de maladie avancée, des jeunes plus longs et fréquents sont idéaux car ils apportent un maximum de bénéfices à court terme. C’est ce qui sera proposé dans une phase intense dans des cas avancés, ou lorsque le souhait est une guérison rapide.

Peu à peu, le jeun peut être réduit lorsque le danger diminue.

Le jeun est il dangereux?

Notre corps est fait pour jeûner, il possède de nombreux mécanismes d’adaptation. Le jeun a fait parti du quotidien de l’espèce humaine durant des millions d’années. Nous n’avons pas toujours vécu avec de la nourriture à portée de main à tout instant ou à chaque coin de rue!

C’est pourquoi un suivi peut être important dans le cas de pathologie avancées, avec de forts dérèglements hormonaux. Mais dans la population générale le jeun est une pratique sûre.

Lucien Faber

Lucien est préparateur physique et co-gérant de sa salle de coaching. Passionné par le lien entre le mode de vie et la santé, il créé retour vers la santé pour partager ses conseils et son expertise.

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