Retour vers la santé
à qui profite le diabete

À qui profite le diabète?

De plus en plus d’études montrent qu’il est possible de guérir du diabète de type 2. Une information qui a du mal à circuler et à se faire savoir.

Pour en connaitre la raison, je me suis posé la question suivante: à qui profite le diabète? Certaines grandes sociétés ont beaucoup à perdre si le diabète disparait, existe-t-il un lien?

L’argent, le réel enjeu du diabète.

C’est malheureux mais comme dans beaucoup de situations, l’argent fait la loi.

Si la santé de la planète rapportait de l’argent quelqu’un se battrait bec et ongle pour sauver la terre et surtout, il aurait des moyens pour le faire.

À l’inverse, des industries comme l’élevage ou la pêche intensive par exemple sont extrêmement polluants et dévastateurs. Pour autant ils rapportent de gros sous et ont donc de beaux jours devant eux.

L’argent, comme bien souvent, est au centre du débat. Et c’est le cas aussi pour le diabète.

Les principaux intéressés: les fabricants de médicaments pour le diabète

Le diabète coûte chaque année plus de 4000€ par patient. Compte tenu des 3 millions de diabétiques traités en France, c’est un coût de 12,5 milliards d’euros par an pour la sécurité sociale. 1

coût du diabète pour l'assurance maladie

Sur cette somme, la plus grosse dépense va aux hôpitaux, suivi par les traitements pharmaceutiques (27%). Cela représente près de 3,5 milliards d’euros de médicaments anti diabète chaque année rien qu’en France.

À titre de comparaison, l’industrie du fitness représente 2,5 milliards par an. Oui, le diabète rapporte bien plus que toutes les salles de sport de France confondues.

D’autant plus que les médicaments visant à traiter les complications du diabète (hypertension etc) ne sont pas compris dans ces chiffres.

Pour conclure sur les chiffres, voici le CA des médicaments hypoglycémiants dans le monde en 20162

chiffre d'affaire des médicaments contre le diabète
  • total: 38 milliards € (estimé à 50 milliard par an d’ici 2022)
  • Novo Nordisk, 11 milliards
  • Sanofi 7 M
  • MSD 5,5M
  • Lilly 4,5 milliards

Le diabète, une source de revenue régulier

Les plus grosses sociétés se tournent vers l’abonnement comme source de revenue. C’est plus stable et en général, ça rapporte plus sur le long terme. Pensez à Netflix, par exemple.

À peine moins de 10€ par mois, ça va! Mais sur 1 an? Sur 10 ans? Attention, j’adore Netflix et n’écris pas cet article pour crier au voleur! Mais il faut rappeler que c’est une société à but lucratif et leur intérêt est de faire de l’argent.

Ce que leur rapporte un client est donc simple: prix par mois x l’ancienneté = valeur d’un client

Ce qui est “bien” avec le diabète, c’est qu’il s’agit d’une maladie chronique et de ce fait, plutôt longue! Soyons honnête, sanofi ou Novo Nordisk, les leader mondiaux d’une traitement pour diabétique sont aussi des entreprises à but lucratif.

Leur calcul est très similaire à celui de Netflix: prix du traitement x durée de la maladie = valeur d’un diabétique.

valeur monétaire d'un diabétique

Si on considère que le traitement rapporte près de 1000€ par an en moyenne, que la maladie dure des dizaines d’années.. Ont ils intérêts à ce que le diabète disparaisse?

Pas vraiment.

Mais le patient ne voit pas ce coût.

Le programme virta health aux état unis propose un traitement naturellement du diabète de type 2 par l’alimentation.

Un de ses arguments est celui du coût des médicaments et de l’équipement (glucomètres etc.) car beaucoup d’américains paient leur traitement de leur poche.

L’économie annoncée est d’en moyenne 1920 dollars par an.

traitement d'un an au diabète ou voyage
Pour 1920$, que choisissez vous entre des vacances ou des flacons d’insuline et un peu de metformine?

En France l’assurance maladie prend les frais en charge. Le diabète coûte donc très peu pour le patient, qui voit moins l’urgence de la situation car il n’est pas touché sur le plan financier.

Le prix du tabac est de plus en plus dissuasif et des fumeurs arrêtent la cigarette pour raison financière.

On peut imaginer que le prix des médicaments pourrait être une source de motivation à traiter naturellement le diabète, dans le but de réduire la consommation de médicaments.

Actuellement on nous dit qu’il n’est pas possible de guérir (ce qui est faux chez le diabétique type 2), que le traitement permet de garder une vie normale, et le tout est gratuit! Qu’elle est belle, la médecine de nos jours…

Quand l’industrie du sucre s’en mêle

Si l’industrie pharmaceutique est la grande gagnante du diabète, d’autres industries puissantes ont tout intérêt à faire taire la vérité.

Cette vérité, c’est que guérir du diabète de type 2 passe par la réduction du sucre et des produits industriels (entre autre).

L’OMS recommande une consommation de moins de 25g de sucre par jour3, cela représente moins d’une canette de soda.

La raison est simple: des excès de sucre peuvent causer une augmentation de la pression artérielle, une prise de poids, un foie gras non alcoolique et du diabète.4.

Coca cola, Kraft Food ou Nestlé en partie responsables de l’épidémie de diabète? Ces énormes et richissimes sociétés n’aimeraient pas que le message se propage et que leurs produits soient associés à tant de risques pour la santé.

Un puissant lobbyisme est en place

Pour appuyer leurs intérêts ces grandes sociétés n’hésites pas à s’imposer directement ou indirectement dans la vie des malades.

On peut retrouver les principaux bénéficiaires du diabète (Novo Nordisk, Sanofi, Lilly ainsi que Nestlé ou d’autres groupe alimentaires) comme partenaire de nombreuses institutions de toutes échelles.

Numéro 1 sur l’information anti diabète

L’industrie pharmaceutique a infiltré des sites d’informations comme la FFD, le plus grand site français sur le sujet, ou bien même lancé leurs blogs comme sanofi-diabete.fr ou lillydiabete.fr.

De cette façon, ils peuvent influencer les recommandations faites aux malades (ou proposer les leurs) et font taire ce qui ne les arrange pas.

Cela explique que les études sur la guérison du diabète ou l’intérêt de réduire ses glucides soient absents sur la majorité des sites visant à aider les patients.

À la place ils font croire que les médicaments sont la seule solution face à cette maladie “incurable”, ou que des féculents sont indispensables au risque de faire une hypoglycémie.

Pour preuve je vous laisse apprécier cet extrait du livret “diabète et alimentation – les bénéfices pour mon diabète” sur le portail client de la FFD.

extrait du livret diabète et alimentation FFD

Seul le repas C ne nécessitera pas beaucoup de médicaments hypoglycémiants. Mais cette association sous l’influence des groupes pharmaceutiques, en conflit d’intérêt total le voit autrement.

Un repas composé de poisson de légumes et de fruits n’est pas un bon repas équilibré… ils doivent avoir raison! C’est vrai qu’il vaut mieux des bonnes pâtes aux fromages avec du pain! On oubliera pas de doubler la dose de médicaments du coup.

J’ai aussi apprécié la composition des recettes proposées par Sanofi, et tout particulièrement leurs “desserts pour diabétiques” qui sont en réalité des desserts ordinaires bien sucrés. (on vous conseille les nôtres)

Le faux combat contre le diabète dans le monde

Beaucoup de laboratoires s’activent pour la guérison du VIH ou du cancer en espérant obtenir le gros lot.

Mais pour le diabète, on préfère chercher à le maintenir silencieux et le minimiser pour un cash flow constant.

Alors les marques s’engagent pour un monde meilleur, comme Novo Nordisk dans sa campagne Changing Diabetes®.

Trois axes majeurs:

  • Chercher les prédiabétiques pour leur proposer des traitement médicaux plus tôt.
  • Aider les pays à faible revenus, qui ont des difficultés pour accéder aux médicaments
  • Formation du personnel soignant pour prodiguer de meilleurs soins.
  • Donner des conseils alimentaires pour réduire le diabète sans médicament.

Les trois axes mènent à plus de patients traités, c’est à dire plus de vente. Vont ils guérir pour autant?

Petit bonus: la campagne de Novo Nordisk accuse aussi.. les villes! La vie rurale aurait un impact sur nos mode de vies ce qui explique qu’il y ai davantage de diabétiques en ville.

changer le diabète, par novo nordisk
Comment j’imagine les réunion chez Novo Nordisk

L’industrie du sucre

L’industrie alimentaire influence aussi les institutions à coup de lobbyisme en essayant de minimiser les risques du sucre sur le diabète. En 2016, c’est 21.3 millions qui ont été dépensés pour l’union européenne.5

Elle mène un combat contre la taxe du sucre, l’étiquetage alimentaire qui punirait les produits sucrés ou la limite de consommation de sucre…

Ces tactiques sont comparables à celles de l’industrie du tabac

Corporate Europe Observatory

D’après Foodwatch, Coca-Cola a bataillé fort pour faire croire que les édulcorants étaient bénéfiques aux diabétiques. Quand je dit bataillé fort, je veux dire que la marque a versé de grosses sommes d’argents (des millions) à des organismes comme l’association française des diététiciens nutritionnistes ou le centre National pour le Développement du Sport.

Encore mieux, ils se sont associés à la fédération des diabétiques (encore eux !) pour venter les soit disant bénéfices de leurs boissons light ou zéro chez le diabétique. Ce qui n’est bien sûr pas soutenu par les études scientifiques67.

Nestlé a même fondé une branche “médicale”, la Nestlé Health Science pour recommander aux diabétiques de consommer… leurs produits! “Le Nutrend Diabetik, la clé pour contrôler son diabète”.

Quand les gentils prendront le dessus

Je ne dis pas que les sociétés citées plus haut ne devraient pas exister et méritent la faillite car les diabétiques de type 1 ou les récents diabétiques de type 2 peuvent profiter de ce genre de traitement.

Mais en cas de type 2 cette “solution” n’est pas la bonne bien qu’elle soit systématique, et le mode de vie protecteur devrait être mis en avant.

Des sociétés proposent des traitement naturels du diabète de type 2

On peut voir apparaitre des centres médicaux orientés vers l’alimentation et le mode de vie pour aider les diabétiques.

Il proposent des suivis complets dans le but de guérir de la maladie ou au moins retrouver la vie la plus normale possible, en réduisant les besoins en médicaments.

Sarah Hallberg, responsable médical de Virta Health propose de revoir complètement les recommandations alimentaires pour diabétiques, qui ne sont pas adaptées à leur état d’intolérance aux glucides.

Si l’objectif ce ces centres est en partie la rentabilité, ils cherchent avant tout à changer la vie de leurs patients pour le meilleur.

Mais actuellement, ces sociétés ne font pas le poids contre des multinationales avec un lobbyisme bien développé. Elles n’ont pas autant d’influence et n’ont pas le pouvoir ou l’argent pour faire bouger les choses… Pour le moment.

La santé a un coût

On m’a déjà accusé d’être un voleur de vouloir aider contre rémunération, car normalement la santé, c’est gratuit en France.

Pour autant en tant qu’entraineur sportif je ne donne pas de coaching ou de consultations gratuites car je ne peux pas vivre de la perte de poids de mes clients.

De même que je ne mangerais pas à la fin du mois en aidant des malades à guérir gratuitement.

Sans moyen, il n’est pas possible d’aider plus de monde, de développer de tels traitements et de partager les bonnes informations face à tant d’intox, ni de gagner la guerre face à des géants pharmaceutiques.

Conclusion

Malgré les sommes colossales et le budget croissant pour “combattre” le diabète de type 2, la maladie ne semble pas prête de régresser.

Le diabète est un problème grave et croissant et ses coûts pour la société sont élevés et ne cessent d’augmenter.

Atlas du diabète de la Fédération internationale du diabète (dois-je préciser que le document est sponsorisée par novo nordisk, sanofi etc? )

En 2013, 382 millions de diabétiques étaient recensés dans le monde. On en estime 592 millions d’ici 2035. Le système de traitement du diabète actuel est donc un échec.

Je trouve triste que les diabétiques de type 2 soient au centre d’une guerre financière, dans laquelle ils perdent leur argent et leur santé par désinformation.

Le diabète peut aussi profiter à des personnes ou des entreprises bien intentionnées.

Comme nous l’avons vu, l’argent est le nerf de la guerre. Ces centres de traitement naturel gagneraient à avoir plus de patients, car les payer pour leurs services, c’est leur donner du pouvoir.

Comment gères tu ton diabète?

Réponds au quiz pour en savoir plus sur ton mode de vie actuel, et obtenir des conseils adaptés.

Lucien Faber

Lucien Faber

Lucien est préparateur physique et co-gérant de sa salle de coaching. Passionné par le lien entre le mode de vie et la santé, il créé retour vers la santé pour partager ses conseils et son expertise.

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